guenièvre Administrateur

 Offline
Joined: 26 Nov 2006 Posts: 497
Point(s): 366 Moyenne de points: 0.74
|
Posted: 25/12/2006 14:19:33 Post subject: Ecrire pour la télévision : |
|
|
Ecrire pour la télévision : les nouvelles écritures pour la fiction ? Animée par Frédéric Krivine. En présence d’Alexandre Astier (scénariste, réalisateur et comédien), Christian Biegalski (directeur du CEEA), Thierry Depambour (directeur littéraire, Société Son et lumière), Nicolas Durand-Zouky (scénariste), Christophe Ledannois (SACD - directeur adjoint de l’Audiovisuel), Céline Sciamma (scénariste et réalisatrice), Olivier Szulzynger (scénariste). Témoignages d’auteurs, réalisateurs et producteurs : nouveaux formats, ateliers d’écriture...etc.
Je réalise en la parcourant qu'une réunion SACD à lieu le lendemain. Zut, je ne sais pas ni où ni quand cela se passe...
Lundi matin, je téléphone. On me répond "7 rue Ballu à 14h00". Et me voilà galopant autour de la Place Clichy ne sachant plus réellement où se trouve la rue Ballu (qui croise pourtant la RUE et non l'avenue Clichy). Hop je fais le tour du quartier et arrive avec 5 min de retard. A l'accueil, je choppe toute la documentation disponible sur place et m'avance jusqu'à ce qui me semble être le guichet des réservations. On m'apprend que oui, il fallait réserver... Super, la nana de la SACD m'a rien dit... On prend quand même mon nom. Tout le monde passe. Quelques places sont encore disponibles. On prend la liste des personnes dans l'ordre d'arrivé, on cite mon nom. Oui c'est moi ! Hop ! J'ai eu la dernière place !
Une bonne centaine de personnes remplissait la salle de cinéma. La moyenne d'âge devait tourner autour de 30-35 ans (et encore je suis gentil). J'avais l'impression d'assister à une réunion parents d'élèves-professeurs... Sans les élèves... Une légère impression de pas être à sa place. Bon au début je me lance pour brancher une ou deux personnes de mon âge, mais je laisse très vite tomber et écoute. Le débat fut extrêment intéressant. Animée par Frédéric Krivine avec la présence d’Alexandre Astier (scénariste, réalisateur et comédien entre autres de Kaamelott), de Christian Biegalski (directeur du CEEA), de Thierry Depambour (directeur littéraire, Société Son et lumière - PJ, Avocats et Associés), de Nicolas Durand-Zouky (scénariste pour Plus belle la vie), de Christophe Ledannois (SACD - directeur adjoint de l’Audiovisuel), de Céline Sciamma (scénariste et réalisatrice), et d'Olivier Szulzynger (scénariste Plus belle la vie).
Bref du beau linge. Et puis ça discutait bien : le sujet de la rencontre était "Ecrire pour la télévision : les nouvelles écritures pour la fiction ?". Les deux "responsables" de Plus belle la vie étaient là pour évoquer le travail en atelier d'écriture, tandis qu'Alexandre Astier était là pour illustrer et parler de son cas, assez unique dans la profession, dans le sens où il gère l'écriture sans aucune contrainte et sans avoir de comptes à rendre à personne (il peut écrire et réaliser sans que M6 ait son mot à dire. Ou presque). Pour résumer à grands traits, on avait d'un côté l'écriture collective (ou collectiviste comme l'a dit Frédéric Krivine) et l'écriture "auteuriste" ou plutôt "solitaire".
Ils se sont attaqués à la description de leurs métiers : Dans le cas de "Plus belle la vie" le directeur de collection rédige des arches narratives qui serviront à 40-60 épidoses ou des arches-personnages qui serviront localement et pour 20 à 30 épisodes seulement (!) d'ailleurs les scénaristes peuvent aussi en écrire, les arches personnages faisant 1500 signes. Un épidose de "Plus belle la vie" coûte 85000 €, 20 scénaristes travaillent en alternance sur la série, ils ont trois mois de délais entre le premier jour d'écriture et le premier jour de tournage, 5 épidoses sont diffusés par semaine.
Donc après les arches et une première version, les scénaristes et dialoguite V1 passent la main au scénaristes et dialoguiste V2 (oui comme les bombes...) tout ça sous le contrôle d'un auteur référent. Bon après j'arrive plus à relire mes notes, je vais pas vous faire tout le rapport.
Par contre je voulais ajouter que les professionnels en présence prenaient comme point de départ du "débutant" dans "scénariste débutant" le moment où en fait vous êtes "junior" dans une société de production et non au moment où vous avez décidé de devenir scénariste... Oui ça fout un peu les boules. Avant vous êtes juste un postulant... ça calme et ça remet à sa place.
Et quand en plus les professionnels en présence déconseillent d'envoyer des scénarios à des chaînes et que les seuls voies pour entrer en écriture dans une série, c'est la fémis... Bah ça réduit drastiquement les possibilités... L'idéal est de trouver des boites de prods qui commencent, de trouver des prods qui veulent vendre et pas se servir des scénaristes comme gratte papier... J'avais l'impression d'en avoir appris un peu plus sur le métier, mais toujours cette question : "Mais merde, à qui je vais faire lire ce que j'ai écrit ?"...
La réponse ? Chercher et trouver des prods qui pourraient avoir des affinités avec mon univers...
Ouais... Je suis pas arrivé moi...
http://www.dapitch.com/
|
|