Magdelain Paysan
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Joined: 03 Nov 2009 Posts: 2
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Posted: 03/11/2009 17:18:07 Post subject: Remerciements |
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Bonjour,
Etant un adepte du genre héroic-fantasy, jeux de rôles, tout le tralalala qui va avec, j'ai toujours considéré les histoires du Roi Arthur comme le début à toute légende qui se veut moyen-âgeuse. Chrétien de Troyes en serait un des auteurs, et un de mes écrits préférés. Tout ça pour en venir au fait que j'ai commencé Kaamelott comme tout le monde, un jour ou l'autre, devant la télé. Et puis, c'était sympa, mais sans plus. C'était drôle, voilà.
Et un jour, vers la fin de la saison 3, paf ! Une histoire se mettait en place, on l'a sentait mûrir, on l'a sentait venir, et on se pressait de savoir quand elle ferait surface. De là, outre les épisodes comiques, le scénario a pris une grande importance dans la construction de la série. Même si certains disent qu'il n'y a que les 2ères saisons qui valent la peine, qu'après c'est de la "merde", laissons-les dans leur coin, à se morfondre. Parce que moi, et j'espère ne pas être le seul, ai pris encore plus de goûts à cette nouvelle saveur. Entre une Guennièvre toujours plus reine, un Lancelot toujours plus seul (quel rôle, et quel jeu d'acteur !), et un Arthur toujours plus mélancolique et déprimé, les saisons 4 et 5 m'ont offert une véritable histoire. On pourrait aisément analyser les personnages pour en tirer une substance unique en leur genre. Je suis de nature assez dramatique et mélancolique, alors quand je vois Arthur, seul face à son existence, sans enfants, son destin étant accroché à un vulgaire cailloux, personne pour le comprendre, si ce n'est un étrange homme en noir, symbole d'une mort et d'une renaissance, je m'y retrouve quelque peu dans toute cette noirceur existentielle et absurde. Tout ça pour dire que la fin de la saison 5 est, à mon avis, un petit chef d'œuvre du cinéma. La réalisation est parfaite. Et l'on peut même sentir sur ses joues une petite larme tombant fébrilement, comme une goûte de sang s'accrochant à ses derniers espoirs de survies, coulant lentement d'une main appauvrie par la vie, pour finir par sentir une totale compréhension à Arthur. Il y a matière à analyser et décortiquer, c'est ce qui rend Kaamelott unique et d'une force telle, qu'elle met à l'épreuve d'autres séries de ce genre.
Ainsi, la saison 6 fut une surprise. Et je dois dire une bonne surprise. La musique, notamment celle de la Villa Aconia, ce petit piano léger ressemblant à quelques airs de Philip Glass, des couleurs chatoyantes contrastant déjà avec la mélancolie qui pend au cœur de notre futur Roi, de nouveaux personnages, quelques scènes cocasses et drôles, et une romance digne des Chrétiens de Troyes. Non, je ne comprend ceux qui n'aiment pas, ou disent même détester. Qu'ils prennent cela non pas comme les saisons 1 et 2, mais comme une histoire, un roman mis en image, un film dramatique, que sais-je ?
Et de là à dire que c'est de la "merde", qu'ils en fassent ne serait-ce qu'un dixième de ce que l'équipe Kaamelott a pu faire, et là nous pourrons discuter. Il est facile de dispenser conseils et jugements lorsque le sujet est soumis au "joug"(je l'ai placé !) du public. Qu'importe, je pense qu'Alexandre Astier s'en fiche.
Alors, merci pour ces moments de joies, d'humours, de mélancolies et de drames. Merci vos performances, merci pour les costumes, les décors, les lieux dignes de balades fantastiques, dans la neige bretonne. Merci pour le burlesque des personnages et le caractère sacré de certains. Merci d'avoir tourné en dérision la table ronde et, ensuite, de lui avoir rendu ses lettres de noblesses.
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